Journal au Nepal

Mercredi 21 novembre

Je découvre Katmandu depuis quelques jours. Après l’effervescence indienne et son carnaval d’odeurs et de parfums, le Népal semble plus calme. Tout de suite, l’air frais pénètre en amenant la sérénité du pays. Moins d’agressions ressenties, les personnes semblent nous parler d’égales à égales. Bien sur, le tourisme prend une place importante, surtout dans le quartier de Thamel ou l’on croise plus d’étrangers que d’habitants. Les rapports humains cependant ont l’air plus francs et moins intéressés qu’en Inde. Malgré la fraîcheur, l’air est parfois tant irrespirable que je mime les habitant en achetant vite un masque chirurgical pour me protéger de la poussière ambiante. Nombreux sont les endroits reconstruits mais demeurent de façon omniprésente dans la ville les ruines du tremblement de terre de 2015. Les travaux et tout le sable amené pour la fabrication du ciment rendent les rues poussiéreuses dans les moindres recoins de la capitale. Le trafic et l’essence de piètre qualité rejetée par des pots d’échappements crasseux viennent se mélanger à cette atmosphère parfois apocalyptique. Pourtant, elle se fait vite oublier : l’accueil chaleureux, cette impression étrange d’être bienvenus, le sourire des népalais sont autant d’éléments qui me charment dès les premières heures. Je me demande si les pays qui n’ont jamais été colonisés par des européens ont une approche différente avec les touristes d’aujourd’hui. On s’arrête dans un petit espace qui donne sur la rue. Des tables en bois et des tabourets en plastiques sont aménagés de façon à pouvoir asseoir sept ou huit personnes. Une cuisine ouverte minuscule sert d’environnement de travail au chef qui prépare de petites ravioles à base de farine de riz, d’eau et de levure. Garnies de légumes et accompagnés d’une sauce chaude fumante, ils constituent le plat le plus connu du pays : les momo. La finesse du mets dépend surtout de celui ou celle qui le prépare mais rarement il déçoit. Je me régale en dégustant ces sortes de gyoza qui ravivent en moi des souvenirs d’Orient encore brulants. Je n’aurai pas d’accès à mon ordinateur portable que je laisserai à Katmandu ces prochains jours. Je rendrai donc cette partie de journal avec du retard. Par souci d’économie et de liberté, nous souhaitons partir randonner pendant plusieurs jours dans le parc du Langtang, sans guide et sans porteur. Ces derniers jours nous ont donc permis de nous préparer au trek.

Jeudi 22 novembre

Nous partons de Buddha Hostel à cinq heure trente. Il fait toujours nuit. Nous rejoignons l’arrêt de bus en avance, et nous attendons dans un café déjà ouvert. L’homme prépare des samossas pour la journée et on lui demande deux Chai Masala. Je suis toujours fascinée de voir une ville doucement se lever. À l’aube, les moteurs se font déjà entendre un peu partout. Certains travailleurs se pressent et croisent parfois les trieurs de déchets qui s’activent devant les immeubles. Comme souvent pendant les journées de transport, l’attente est longue et l’ennui me gagne. L’ennui sera vite oublié après le départ du bus. Les routes escarpées transforment les 100 kilomètres qui séparent Katmandu de l’entrée du parc du Langtang en 8 heures de rodéos continues sur des pistes de terres. Le chemin longe des ravins pendant des centaines de mètres. Un garçon est posté à la porte du bus et siffle des airs au chauffeur pour lui transmettre des informations. Il doit avoir moins de vingt ans. Sa coupe de footballer en vogue, son style travaillé et son jeans délavé lui donner un air de chanteur de boys band suranné. Je suis en admiration devant la complexité des mélodies qu’il peut siffler. Un langage semble s’être instauré au fil des nombreux trajets entre le chauffeur qui recule, freine, accélère suivant les chants entendus. Il est clair que les messages sont compris et je reste admirative devant ce spectacle dont certaines subtilités m’échappent complètement. Malgré cette symbiose, un moment d’inattention de l’un ou l’autre fait que la porte du bus s’arrache contre un arbre longeant la piste. Le spectacle devient moins amusant et le côté rassurant de leur jeu me quitte. Les dernières heures du trajet sont de plus en plus effrayantes, les virages plus serrés, la route plus bosselée. Je me surprends à fermer les yeux comme si j’étais dans une attraction de fête foraine. L’arrivée au village appelé Siaprubesi qui marquera le début de notre trek m’apporte une impression de victoire et de soulagement. Je remercie le chauffeur en sortant. Nous dormirons ici cette nuit.

Vendredi 23 novembre

Nous entamons le chemin par l’accès difficile. Nous choisissons de passer par les crêtes, et très vite nous apercevons des sommets enneigés de l’Himalaya. Pour cette première étape, nous nous arrêtons à Sherpagaon. Nous rencontrons Ang dans la maison où nous restons cette nuit. Nous nous joignons à lui pour la soirée que nous passons à jouer de la guitare, rire, chanter et surtout écouter ses nombreuses aventures. Je me suis amusée à écrire son histoire à la première personne, en me disant que sa vie était digne d’un roman :

C’est près de là où coule le Langtang Khola que se trouve la petite maison de pierre où j’ai grandi. Il faut marcher six heures depuis Syaprubesi pour y arriver. Il n’y a pas de route mais un sentier qui grimpe jusqu’à mon village. D’abord traverser la rivière, puis prendre la direction du mont Kyanjin, grimper. S’arrêter boire un thé a gaon puis passer la la forêt avant d’arriver à Sherpagaon : mes arrières grands parents ont décidé de s’y installer après s’être fait chasser du Tibet, comme tous les habitants ou presque des environs. Le Népal, à quelques centaines de mètres du Tibet, a accueilli mon peuple dans ses montagnes himalayennes. Enfant, je me souviens jouer avec les yaks et les mules qui passent devant la maison. Je leur jette des cailloux avec les autres enfants des quelques maisons du village. A l’âge de six ans, mes parents m’envoient à Katmandu dans un monastère bouddhiste. Education, logement, nourriture sont pris en charge dans le monastère. Cette décision est un compromis entre foi et pragmatisme. Je peux étudier, prier, et très vite je monte un intérêt pour l’anglais. Après quelques années, je suis désigné pour faire le lien entre les étrangers de passages et le monastère. Mes parents m’offrent un portable, j’ai alors dix sept ans. Ils accueillent les touristes qui font la randonnée du Langtang et grâce a leurs revenus et leurs maigres dépenses, leurs finances sont confortables. J’accède tous les soirs depuis ma chambre a un nouveau monde. Je peux regarder avec plaisir des vidéos sur YouTube. Ce qui me passionne, ce sont les musiques américaines. Très vite, un ami m’offre une guitare d’enfant. Petite, elle est plus facile à dissimuler. Les moines bouddhistes ont interdiction de jouer de la musique. Je joue donc silencieusement les cordes en imitant les artistes que je regarde quand tous les moines sont endormis. Un soir, on me surprend et après un conseil général, on décide de me donner un avertissement. C’est au troisième avertissement que je me fais exclure du monastère de Katmandu. Je retourne auprès de ma famille à Sherpagaon, et j’ouvre un gîte, « hello trekkers homestay ».

Samedi 24 novembre

Le thermomètre est descendu à moins dix la nuit dernière. Les tuyaux permettant d’amener l’eau des ruisseaux en amont au village sont encore gelés 4 heures après le lever du soleil. La montée en altitude ne promet pas des températures plus clémentes. Nous disons au revoir à Ang et échangeons nos numéros de téléphone avant de repartir. La diversité des paysages que nous traversons m’impressionne. Forêt, bord de rivière, vue sur les pics allant touchant les cimes. Les conditions sont bonnes et le ciel

d’une clarté cristalline est d’un bleu profond. Chargés, nous montons doucement. Nous traversons des ruines et beaucoup de terrain ayant subi des éboulements : le tremblement de terre de 2015 a particulièrement touché cette région et beaucoup de villages ont été emportés. Je sens des larmes rouler sur mes joues au moment de traverser un village qui n’est plus. La vie est encore palpable. On distingue ici une cuisine derrière un mur défoncé, et là des toilettes. Les habitants ont-ils eu le temps de déguerpir ? Nous nous dirigeons vers Godatabela aujourd’hui. Nous arrivons avant le coucher du soleil dans la maison conseillée par Ang rencontré la veille. Un cheval tibétain robe Isabelle est posté, immobile et calme, devant la maison. Ce soir à nouveau on nous donnera des seaux d’eau bouillante pour se laver. On savoure le luxe de pouvoir se réchauffer.

Dimanche 25 novembre

En route pour le village appelé aussi Langtang, nous rencontrons une femme qui nous apprend des mots de tibétains. Après cette rencontre, on ne dira plus « namaste » pour dire bonjour en népalais mais « tachidelek ». Ce geste touche beaucoup et certaines personnes vont jusqu’à nous remercier de l’effort. Elle est amicale et nous emmène dans sa lodge située à Singdum, une heure de marche après notre arrêt prévu. Comme promis, elle a une charmante maison, et un jardin entouré de panorama époustouflants. Tseling demande à Danilo de lui entrer un code sur son portable. Elle a un accès à internet limité qu’elle a payé et ne savait pas comment l’utiliser. Avec son anglais irréprochable, il est difficile d’imaginer pour nous qu’elle ne sait ni lire ni écrire. Elle me confie qu’elle peut seulement lire les chiffres de 1 à 10. Elle peut compter l’argent en connaissant bien les différents billets. Elle est ravie car elle peut appeler son fils qui fait ses études en France depuis deux semaines. Les propriétaires de gites n’ont pas grande utilité de l’argent gagné, ils vivent frugalement. Ils descendent tous les six mois à Katmandu, un sac sur le dos rempli de billets. Ils placent leurs sous pour leurs enfants et les envoient dès que possible en Australie ou à Londres, Paris ou Tokyo pour étudier. On parle par appel vidéo avec son fils qui est à Metz. L’ironie de la situation me fait sourire. Je suis comblée par cette femme heureuse de pouvoir appeler son fils. La différence entre sa vie, rude et isolée, et le destin de ses enfants est immense. Le soir on prépare avec elle les fameux momo et on se réchauffe près du poêle dans la cuisine. J’aime la voir cuisiner, se concentrer à la tâche. On l’entend réciter des prières pendant son travail, chants à peine articulés, graves et rythmés. Même balayer le sol devient un rite sacré pour ces commerçants himalayens. De temps en temps les cloches des yaks sonnent le long du sentier.

Lundi 26 novembre

Nous restons chez la sœur de Tseling à Kianjin Gompa après l’ascension à 4700 mètres du Kianjin Ri. Je souffre légèrement de l’altitude malgré le bouillon à l’ail prescrit au petit déjeuner. Je bois beaucoup pour éliminer cette impression de crane comprimé, et la douleur passe doucement.

Mardi 27 novembre

Nous revenons sur nos pas pendant toute la journée jusqu’au village appelé du nom de la seule auberge du coin, Riverside. La descente abrupte et pentue ajoutée à la fatigue accumulée des jours de marches précédents accentue les sensations corporelles, parfois douloureuses.

Le soir, nous jouons aux cartes et au Ukulélé. L’instrument intrigue à chaque fois les habitants du Langtang, qui ont un instrument traditionnel similaire à 3 cordes contrairement au notre qui en a quatre. Un des sherpas présents dans la pièce s’insurge ironiquement lorsqu’il découvre le « made in china » inscrit à l’intérieur du caisson. « Ils nous volent aussi la musique ! ».

Cette immersion dans la vie des montagnes qui bordent le Tibet me transporte. J’ai plus que jamais la chance d’approcher une façon de vivre à l’opposé de celle connue. Ce vertige de l’inconnu, je le touche ici. Les rencontres de cette semaine amènent en moi l’idée que des conditions extrêmes rendent les gens plus solidaires entre eux, que les barrière étrangers et locaux s’estompent plus clairement qu’à l’habitude. Jamais je n’ai connu une telle sensation à part lorsque je vivais au Japon. Cette impression qu’au delà des frontières et des différences l’humanité ne forme qu’une solide entité. Le voyage est intérieur. Certains n’ont pas besoin d’être loin de chez eux pour approcher ces sentiments. Je les envie.

La rédaction web : par où commencer ?

Qui peut devenir rédacteur web ? 

Devenir rédacteur web ne s’improvise pas et demande certaines compétences. D’abord, le béaba sera d’avoir un bon niveau en orthographe et une syntaxe irréprochable. Si vous êtes de façon naturelle à l’affut des fautes dans des articles, livres ou mails, c’est un bon indice pour savoir si vous pouvez vous lancer. L’expérience de l’écriture est un plus, mais si vous n’avez jamais eu l’occasion de travailler votre plume il n’est pas trop tard. Ce métier demande avant tout des compétences de réactivité, de recherche, de curiosité et un esprit de synthèse. 

Quelles compétences acquérir avant de se lancer ? 

Il est bien vu de se familiariser avec les stratégies de référencement naturel ou SEO (Search Engine Optimisation), afin de proposer aux clients des textes qui leur permettent d’apparaître dans les premières pages des moteurs de recherche, en gardant en ligne de mire notre meilleur allié en terme de référencement, Google.

Quel statut choisir ? 

La rédaction web optimisée SEO, ou encore copywriting, peut se faire de façon autonome, en ligne, en optant pour le travail à domicile. Souvent, les rédacteurs web choisissent le statut de freelance. La micro-entreprise (auto-entrepreneur) vous permet de débuter sans payer de taxes la première année. L’Accre est désormais pour tout le monde sans condition d’âge. Voici le site officiel qui ne vous demandera pas de payer de frais supplémentaires pour créer votre statut d’auto-entrepreneur : https://www.autoentrepreneur.urssaf.fr

Quels sites pour devenir rédacteur web ? 

Plusieurs plateformes de rédaction s’offrent à vous, certaines sont spécialisées dans la rédaction, d’autres dans le travail en freelance en général. Voici les deux sites que j’ai commencé à appréhender jusqu’à maintenant : 

textbroker.com

textmaster.com

redacteur.com

Si vous avez des questions, des critiques, ou des demandes professionnelles, je vous invite à laisser un commentaire ou à m’envoyer un message via le formulaire de contact du site. 

Auroville

Mardi 6 novembre
Depuis quelques jours nous sommes installés dans un endroit que je ne pensais pas visiter un jour ; je tangue entre surprises, désillusions et dépaysement. La communauté utopique d’Auroville, à quelques kilomètres de Pondichéry, s’est construite autour de plusieurs idées comme l’égalité, le respect de la planète, l’autosuffisance. Une ville appartenant à l’humanité. Spiritualité, mais pas de religion comme les habitants aiment le rappeler. Le travail via le volontariat est favorisé. Je suis parfois tentée d’apporter mon jugement hâtif sur certaines coutumes présentes ici. Cela ressemble de près à l’idée qu’on peut se faire, avec notre culture, d’une secte. Les portraits du couple : Mirra Alfassa la « mère » et Sri Araubindo sont affichés dans chaque café ou centre d’information. Je n’avais pas entendu parler de la mère avant d’arriver, mais ici on ne parle que d’elle. Ses citations sont affichées, tout tourne autour de sa conception de la ville telle qu’elle l’entendait avant sa mort en 1973. Pourtant, il n’y a pas d’endoctrinement, du moins apparent, on peut y rester une journée ou pour d’autres une vie. Beaucoup d’étrangers vivent ici. Des classes entières viennent lors de sorties scolaires visiter les projets de traitement de l’eau, de reforestation ou de fermes biologiques. On croise souvent des personnes de plus de soixante ans, surement des personnes ayant assisté à la formation de la communauté. J’ai senti dès mon arrivée ici que j’entrais dans un cercle fermé, et que cette entrée ne serait pas des plus aisée. Je ne compte pas m’installer ici, le but de notre venue avec Danilo était de découvrir une façon de vivre alternative qui perdurait depuis 1968. Pourtant après quelques jours mon scepticisme s’efface et je m’ouvre de plus en plus à la façon alternative de vivre des habitants.

Aujourd’hui nous sommes entrés dans le Matrimandir, matri signifie la mère et mandir se traduit par le temple. Cœur de la cité, les habitants l’appellent l’âme d’Auroville. Nous nous sommes d’abord assis autour de l’arbre central, le Banyan. Cet arbre sacré a la particularité de développer des branches qui se transforment en racines.

Dans l’arbre, je peux distinguer plusieurs familles d’oiseaux colorés et quelques écureuils. Je me concentre sur ma respiration. Après quelques minutes, nous nous dirigeons vers la structure sphérique. En contournant le bas de la structure nous apercevons avant d’y descendre une construction en forme de fleur de lotus. En s’approchant, on s’aperçoit que chaque pétale est recouvert d’un fin film d’eau. C’est une fontaine ! Mon émerveillement est intérieur et silencieux. Je déguste chaque instant sans même penser à la chance d’être dans cet endroit. L’architecture mystérieuse est délicate et regorge de secrets. Nous montons paisiblement vers la géode dorée. Un décor futuriste, minimaliste, digne d’un film de science fiction des années 70, nous accueille. Nous enfilons des chaussettes blanches, propre, repassées et pliées soigneusement en petites piles dans un renfoncement du banc circulaire. La lumière est tamisée, le son est amplifié. On peut entendre chaque pas, et distinguer les respirations des autres visiteurs. Nous allons monter vers la chambre de méditation par les passerelles longeant les parois arrondies. J’ai le sentiment d’être à la fois dans un vaisseau spatial et dans une église. Ce sentiment est déstabilisant et me rassure.

L’instant est paisible. La méditation à l’intérieur de la chambre circulaire se fait autour d’un cristal qui à lui seul diffuse la lumière d’un rayon de soleil dans l’édifice. Je pense à ce moment que j’aurai envie d’écrire au mieux mais l’expérience méditative est difficilement traduisible en mot.

Nous sommes allés visiter la communauté de Sadhana Forest en fin d’après-midi. Sadhana en sanskrit pourrait être traduit par les notions de discipline, service, routine. La communauté existe depuis deux mille trois en périphérie d’Auroville. Une famille s’est installée sur un terrain en friche, rocailleux et sec, et a décidé d’en faire une forêt. Peu à peu, de nombreuses personnes sont venues les aider, et c’est maintenant entre quarante et cent cinquante volontaires qui vivent dans la communauté. Nous avons rencontré des gens ouverts, ancrés dans la réalité. Ils ont créé une organisation de reforestation. Toilettes sèches, repas végétaliens en commun, unschooling pour les enfants. Ce dernier concept m’a tout de suite interpelé : les enfants ont un espace extérieur pour apprendre et se retrouver, mais aucun travail n’est imposé. Le concept de « non école » repose sur la confiance en la curiosité des plus jeunes et leur désir d’apprendre. Je parle à Akhil, un volontaire venu de Mumbai, et à Luke, un anglais qui a participé à la création du même projet en Haïti. Je trouve, encore une fois, certaines règles de la communauté un poil stricte comme l’interdiction de la consommation d’alcool (même s’il est rare que la consommation soit autorisée en Inde). Au delà de ça, encore une fois les volontaires sont heureux d’aider à leur manière et font en sorte de servir d’exemple pour les villages alentours, pour qui l’écologie n’est souvent pas un problème majeur au départ. Or les changements climatiques sont déjà perceptibles dans le Sud de l’Inde : les plantations et les techniques de permaculture sont des inspirations fructueuses pour les habitants locaux. Les résistants actuels sont-ils des gens comme ceux qu’on a rencontré aujourd’hui ? Le monde contemporain est-il aussi fou que ces personnes vivant de manière alternative nous le décrivent ? Les prochaines générations nous verront-elles comme des égoïstes arriérés ? Comment ne pas devenir le collabo du futur ?